Quelles sont les clés de la posture du facilitateur ?

La posture du facilitateur impacte directement la dynamique de la facilitation, c’est elle qui va donner envie aux participants de participer activement. Un facilitateur qui a bien intégré la posture de facilitateur n’a presque plus besoin d’outil car il sait comment créer un dialogue entre les participants facilement: « L’outil du facilitateur, c’est le facilitateur ».

CLÉ 1: ÊTRE PRÉSENT

pendant que vous êtes dans l’atelier que vous facilitez, il est important d’être attentif à ce qui se passe, à l’ambiance, être disponible aux personnes. Le risque du facilitateur est d’être distrait par des pensées annexes mais aussi d’être trop concentré sur son processus et pas assez présent sur ce qu’il se passe dans l’instant entre les personnes présentes dans l’atelier.

CLÉ 2: LÂCHER LE CONTENU

il est parfois tentant d’exprimer ses idées et même d’avoir le dernier mot, celui de l’expert. Le facilitateur n’est pas responsable du contenu, sa mission est de permettre aux participants de structurer leurs idées et de se mettre d’accord. Une posture de lâcher-prise sur le contenu doit être acquise pour que les participants soient totalement investis dans la recherche d’idées.

CLÉ 3: UTILISER DES QUESTIONS OUVERTES

il est important de se rappeler que le but d’un atelier de facilitation est de créer un dialogue entre les participants et un engagement dans l’action. Si l’atelier ne consiste qu’à poser des post-its et de les regrouper sans échange entre les participants alors le but de la facilitation ne sera pas atteint. Pour que le facilitateur facilite le dialogue, il doit être dans une posture de curiosité et de questionnement ouvert pour créer l’échange d’idées entre les participants

CLÉ 4: SUIVRE LE MOUVEMENT

Laisser venir et repartir les idées pour rester à l’écoute de la conversation. Si le groupe met son énergie sur un sujet alors il faut rester plus de temps sur ce sujet et adapter le processus en fonction.

CLÉ 5: FAIRE PREUVE D’HUMILITÉ

Si nous ne savons pas, dire que nous ne savons pas. Votre parole doit avoir de la valeur et donc si vous ne savez pas comment construire le processus d’atelier pour un groupe, exprimez le avec humilité et profitez de l’occasion pour co-construire avec les participants l’atelier.

CLÉ 6: NE DITES PAS TROP

Nous avons parfois tendance à décrire tout le processus de l’atelier dans le détail avant de le commencer, en faisant cela nous perdons notre auditoire et nous risquons de créer de la confusion. Parfois il suffit de demander aux participants: “Est-ce clair pour vous ?” avant de continuer des explications alambiquées.

CLÉ 7 ECOUTEZ

“Si ta bouche est ouverte, tu n’apprends pas”, Bouddha. Pourquoi nous préférons parler ? Quand nous parlons, nous avons le contrôle. Le débit de parole d’une personne est d’environ 225 mots/minute, mais nous pouvons écouter jusqu’à 500 mots par minute. Nos esprits comblent les 275 mots manquants. Stephen Covey l’a dit joliment : « La plupart d’entre nous n’écoute pas avec l’intention de comprendre. Nous écoutons avec l’intention de répondre. ».

CLÉ 8 ÊTRE BREF

Plus vous êtes bref, plus le dialogue est dynamique et vous laissez la place au groupe. En tant que facilitateur, nous modélisons la plupart des comportements à adopter dans un groupe dont la parole brève.
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