En quoi l’adaptabilité du facilitateur est importante ?

L’adaptabilité du facilitateur dépend pour beaucoup de sa capacité à “sentir ce qui se passe dans l’instant”.
C’est en utilisant son intelligence émotionnelle et contextuelle que le facilitateur va pouvoir adapter légèrement son processus ou sa façon d’agir et démultiplier l’impact de la facilitation.

Quels sont les types d’adaptation du facilitateur ?

Nous pouvons différencier les adaptations :

ADAPTATION AU CONTEXTE

Il arrive souvent que les choses ne se passent pas comme prévu: la salle est trop petite, la table n’est pas amovible, il manque des participants, certains participants arrivent en retard, le sponsor a décidé de venir à l’improviste, une alerte incendie ou une grève se produisent… ça demande de la réactivité, de réfléchir vite à ce qu’il faut faire.

ADAPTATION À LA DYNAMIQUE DU GROUPE
Après un travail riche, le groupe peut être fatigué, le facilitateur peut alors faire une pause, un energizer ou un travail en sous-groupe qui peut redonner de la dynamique.

ADAPTATION DU PROCESSUS
Le facilitateur ne doit pas rester rigide sur le plan prévu dans le design/canevas de l’atelier sinon il risque d’avoir une baisse de motivation du collectif ou une incompréhension de la part des participants sur l’intérêt de l’atelier, il est important d’adapter le processus et les questions essentielles en fonction de ce qui émerge du groupe. Il arrive parfois que dès l’énoncé de l’objectif de l’atelier, les participants ne soient pas en accord, il faut alors adapter l’objectif en fonction des besoins des participants.

Comment arriver à s’adapter ?

Pour arriver à s’adapter, le facilitateur doit être à l’écoute des participants ou plus exactement du système que représente l’ensemble des participants en interaction.
Il doit être attentif au non-verbal des participants mais aussi à son ressenti personnel. Si le facilitateur ne se sent pas à l’aise alors il est probable qu’il se trame quelque chose dans le groupe.

EXEMPLES DE SITUATIONS

Dès le début de l’atelier, le facilitateur trouve qu’il y a un manque d’énergie de la part du groupe. Il propose alors de passer en binôme pour créer plus de dialogue et de leadership.

Le facilitateur ressent de l’impatience sur une séquence d’atelier, il fait l’hypothèse que le groupe a du mal à décider et pose alors la question : « Quelle décision prenez-vous ? »
Le facilitateur sent une tension quand lorsqu’un sujet est abordé, il demande alors: « Que ressentez-vous par rapport à ce sujet ? », deux personnes répondent et marquent leur opposition. Ce sujet était en conflit latent depuis quelques temps et empêchait le groupe de progresser.

L’adaptabilité est certainement l’une des qualités les plus difficiles à acquérir car il est nécessaire de maîtriser les autres compétences pour pouvoir être suffisamment à l’écoute de ses ressentis et du groupe pour pouvoir s’adapter dans l’instant présent.

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